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Cybersécurité : comment faire face aux risques d’attaques ?

De nos jours, les cyberattaques sont de plus en plus fréquentes, et touchent tous les types de structures : TPE, PME, grands groupes nationaux ou internationaux, collectivités, etc. Celles-ci sont de plus en plus travaillées, sophistiquées et perfectionnées afin de les rendre plus difficilement détectables par les individus et établissements.

La sécurité numérique est l’affaire de tous !

En effet, même au plus haut niveau de l’État français et du conseil européen, ils se préoccupent du domaine de la cybersécurité en créant et proposant des lois, des sommets, des politiques et des réflexions sur la sécurité numérique.

Pourquoi les cyberpirates attaquent les professionnels ?

Tout d’abord, la transformation numérique, la digitalisation de processus, le recours important au télétravail depuis quelques années exposent les professionnels aux risques dans le domaine de la cybersécurité. Effectivement, l’ensemble des flux informatiques et d’informations sont devenus indispensables et permettent d’interagir en interne, avec les clients, les fournisseurs, les partenaires, bref avec l’ensemble des acteurs nécessaire au fonctionnement d’une activité sur un marché.

Par conséquent, les malfaiteurs ont plus de portes d’entrées, d’occasions, de surface d’attaques pour toucher les professionnels, et ce, peu importe leur taille, leur activité, l’influence que ceux-ci détiennent.

Toutes les entreprises possèdent des informations de valeur qui peuvent intéresser les personnes malintentionnées : coordonnées bancaires, informations des clients, de projets internes de développement par exemple, etc. Le renfort de la cybersécurité doit donc être un sujet central dans les politiques informatiques !

Il faut savoir qu’une multitude de type d’attaques existe dans l’ensemble du cyberespace des organisations. Bien sûr, chacune d’entre elles possède un objectif, une cible, un processus différent, et c’est à cela qu’on les reconnait. Comme vous vous en doutez, les conséquences en termes de sécurité numérique seront plus ou moins problématiques, dramatiques et dangereuses pour les salariés, la productivité, la réputation ou la confidentialité des données des entreprises touchées.

Cyberattaque : sous quelle forme principalement ?

Les cybercriminels mettent au cœur de leurs opérations le facteur humain, notamment avec le concept d’ingénierie sociale. Il s’agit d’un ensemble de techniques de manipulation qui vise à influencer une personne pour qu’elle commette un acte malveillant en jouant sur les émotions telles que la peur, la confiance, la curiosité, les relations hiérarchiques au sein de la structure, etc.

  • Rançongiciel : En utilisant un logiciel malveillant, il est possible de surmonter la sécurité numérique d’une organisation en chiffrant les données d’un appareil ou d’un système informatique afin de les rendre inaccessibles. Une rançon est généralement demandée, avec des menaces de diffusion de contenus obtenus lors de l’opération, pour que la société retrouve accès à son système d’information attaqué.
  • Intrusion dans les systèmes d’information: Lors de cet incident, des individus vont chercher à s’introduire dans votre système d’information, notamment en altérant le fonctionnement ou en dérobant des données plus ou moins confidentielles. Malheureusement, il s’agit d’un processus informatique connu et répandu car l’infection peut être présente dans une pièce jointe, une clé USB, etc soit des outils utilisés régulièrement par vos collaborateurs. Comme vous le voyez, rien de très complexe ceci peut être rapide pour mettre à mal votre politique de cybersécurité…
  • Piratage de compte : L’objectif est de prendre le contrôle d’un compte à la place du propriétaire : messagerie, sites, portail, réseaux sociaux, etc. Les individus malveillants réussissent à forcer votre mot de passe souvent parce qu’il n’est pas assez complexe ou qu’il est utilisé sur plusieurs sites différents.
  • Usurpation d’identité : Tout comme pour une personne lambda, ceci consiste à prendre l’identité d’une entité pour réaliser des actions frauduleuses : passer des commandes auprès de fournisseurs, contracter des emprunts, etc.
  • Hameçonnage : Également appelé « Phishing », cette attaque se résume à inciter un individu à transmettre des informations confidentielles ou en cliquant sur des codes malveillants qui permettront par la suite aux cybercriminels de pirater des comptes notamment. L’enjeu pour eux est d’obtenir une porte d’entrée pour un projet de plus grande envergure dans le futur.
  • Déni de service: Cela consiste à saturer un serveur de requête d’un site ou d’un service en ligne dans le but de le rendre inaccessible, souvent utilisé pour les sites marchands parce que ceci aura des impacts sur les ventes, le chiffre d’affaires, etc.
  • Fraude au virement par changement de RIB : Basée sur l’abus de confiance, pour cette agression numérique, rien de plus simple pour le cybercriminel. Effectivement, il contacte le service comptabilité en se faisant passer pour un fournisseur, un salarié ou client en prétextant un changement de relevé d’identité bancaire et en donnant un nouveau qui se révèle être le sien pour dérober de l’argent sans éveiller les soupçons.
  • Fraude au président : Également appelé « Whaling », c’est le même principe que pour la fraude au virement par changement de RIB. Cependant dans ce cas précis, les malfaiteurs sont bien renseignés et se font passer pour un dirigeant ou un représentant hiérarchique important, toujours dans une démarche d’abus de pouvoir et de confiance en jouant sur le sentiment de supériorité. Nous pouvons comprendre que l’employé osera moins s’opposer à une décision qu’il pense venir de la part de la direction, même si la cybersécurité est en jeu.
  • Défiguration de site internet : Cette opération consiste à modifier l’apparence ou le contenu d’un site internet, ce qui rendre celui-ci inutilisable et donc entraîner des répercussions sur la productivité, et peut même nuire à la réputation si les contenus remplacés sont à caractère raciste, homophobes, etc.
  • Bruit cyber : Il s’agit d’attaques non ciblées de cybercriminalité de masse, qui peuvent donc toucher n’importe quelle société. En effet, celles-ci sont diffusées à grande échelle et exposent tous les appareils connectés au cyberespace.

Cybersécurité : quelles sont les bonnes habitudes à mettre en place au sein des entreprises ?

Dans l’idée d’anticipation, nous vous conseillons de diffuser une culture, et publier une politique de cybersécurité au sein de votre organisation en permettant aux collaborateurs de prévenir et être conscients des risques tout en étant vigilants au quotidien.

Malheureusement, si votre structure et vos équipes sont touchées par une cyberattaque, des mesures sont à déployer rapidement afin de réduire considérablement les impacts et répercussions. Faites preuve de cyber résilience, avec un plan d’action établi en amont !

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Trois reflexes sont à avoir à l’esprit : sécuriser, alerter et remédier ! Grâce à cela vous allez éviter la propagation et l’aggravation de la situation en termes de cybersécurité, tout en informant correctement en interne et à l’extérieur de la société. De plus, avant d’envisager une reprise d’activité vous devez avoir identifier et maitriser avec certitude l’origine de l’attaque.

La cybersécurité est devenue un acteur majeur pour les plans, les politiques stratégiques de confidentialité et informatique des entreprises. Les failles de sécurité permettent aux malfaiteurs d’obtenir des portes d’entrées plus faciles dans les systèmes d’informations et infrastructures informatiques des sociétés pour procéder à de multiples attaques ciblées.

Il est utile de connaitre l’ensemble des cyberattaques et de savoir identifier les signaux pour les détecter au plus vite et éviter de tomber dans le « piège » tendu par les cyberpirates. Des gestes et plan d’action de cybersécurité sont à développer et utiliser au quotidien pour se prémunir des risques.

Pour rappel en cas de doute, ne cliquez pas sur le lien et renseignez-vous directement à un responsable pour être éclairer sur la situation.